Killing Eve - Codename Villanelle - Episode 1: Le roman à l'origine de la série événement !

Killing Eve - Codename Villanelle - Episode 1: Le roman à l'origine de la série événement !

by LUKE JENNINGS, Amélie Foulatier

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Overview

Dans un palais au bord d'un lac italien, douze hommes scellent le destin d'un homme, le condamnant à mourir.
À Paris, une femme reçoit l'ordre de tuer. Aussi insaisissable que mortellement efficace, Villanelle se met en route.

Product Details

ISBN-13: 9782017101833
Publisher: HLAB
Publication date: 03/06/2019
Series: Killing Eve
Sold by: Hachette Digital, Inc.
Format: NOOK Book
File size: 396 KB
Age Range: 18 Years

About the Author

Luke Jennings est journaliste et écrivain à Londres. En 2017, il publie le roman "Codename Villanelle", qui réunit quatre nouvelles. La série télévisée Killing Eve (Canal+) est adaptée de son roman. Elle est réalisé par Phoebe Waller-Bridge avec Jodie Comer dans le rôle de Villanelle et Sandra Oh dans le rôle d'Eve.

Read an Excerpt

CHAPTER 1

Le palais Falconieri se dresse sur le promontoire d'un des plus petits lacs de l'Italie. C'est la fin du mois de juin et une légère brise effleure les pins et les cyprès qui s'agglutinent comme des sentinelles autour de l'avancée rocheuse. Les jardins sont imposants, voire magnifiques, mais des ombres profondes donnent à l'endroit un air menaçant, qui trouve écho dans les lignes sévères du palais.

Face au lac, le bâtiment présente de hautes fenêtres à travers lesquelles des rideaux de soie apparaissent. Autrefois utilisée comme salle de banquet, l'aile est sert à présent de salle de conférence. En son centre, sous un majestueux lustre Art déco, se trouve une longue table supportant une panthère Bugatti en bronze.

À première vue et à en juger par leurs vêtements au luxe discret, les douze hommes assis autour de la table semblent assez ordinaires bien qu'accomplis. La plupart sont dans la fin de la cinquantaine ou le début de la soixantaine et ont ce genre de visage que l'on oublie instantanément. Une vigilance inébranlable se dégage cependant de ces hommes, ce qui n'a rien d'ordinaire.

Des discussions se déroulent pendant toute la matinée, en russe et en anglais, langues communes à toutes les personnes présentes. Ensuite, un déjeuner léger – antipasti, truite grise, vin Vernaccia, figues fraîches et abricots – est servi sur la terrasse. Puis les douze hommes se versent du café, contemplent la surface du lac agitée par la brise et arpentent le jardin. Il n'y a pas de gardes car, à ce niveau de confidentialité, les gardes deviennent eux-mêmes un risque. Peu de temps après, les hommes retournent à leur place dans la salle ombragée. L'ordre du jour est simplement intitulé « EUROPE ».

Le premier intervenant est une silhouette sans âge au bronzage foncé et aux yeux enfoncés. Il regarde autour de lui.

— Ce matin, messieurs, nous avons discuté de l'avenir politique et économique de l'Europe. Nous avons parlé, en particulier, des flux de capitaux et de la meilleure façon de les contrôler. Cet après-midi, j'aimerais vous parler d'un autre type d'économie.

La pièce s'assombrit et les onze autres comparses se tournent vers un écran qui montre l'image d'un port méditerranéen, de porte-conteneurs et de grues maritimes.

— Palerme, messieurs, est aujourd'hui le principal point d'entrée de la cocaïne en Europe. Le résultat d'une alliance stratégique entre les cartels de drogue mexicains et la mafia sicilienne.

— Les Siciliens ont-ils encore de l'influence? interroge un homme costaud à sa gauche. J'avais l'impression que les syndicats continentaux s'occupaient du trafic de drogue ces jours-ci.

— C'était le cas auparavant. Jusqu'à il y a dix-huit mois, les cartels avaient principalement à faire à la 'Ndrangheta, une organisation qui vient de la Calabre, au sud de l'Italie. Mais ces derniers mois, une guerre a éclaté entre les Calabrais et un clan sicilien résurgent, les Greci.

Un visage apparaît à l'écran. Des yeux noirs, froidement vigilants. Une bouche semblable à un piège d'acier.

— Salvatore Greco a consacré sa vie à ressusciter l'influence de sa famille, qui a perdu sa place dans la Cosa Nostra dans les années 1990, après le meurtre du père de Salvatore par un membre des Matteo, une famille rivale. Un quart de siècle plus tard, Salvatore a traqué et tué tous les Mattei survivants. Les Greci et leurs associés, les Messini, sont maintenant les plus riches, les plus puissants et les plus craints des clans siciliens. Salvatore est connu pour avoir personnellement assassiné une soixantaine de personnes au moins, et pour avoir ordonné la mort de centaines d'autres. Aujourd'hui, à cinquante-cinq ans, son trafic de drogue et son emprise sur Palerme sont absolus. Dans le monde entier, ses entreprises réalisent un chiffre d'affaires de vingt à trente milliards de dollars. Messieurs, il est pratiquement l'un des nôtres.

Un léger murmure d'amusement, ou quelque chose s'en approchant, parcourt la pièce.

— Le problème avec Salvatore Greco n'est pas sa prédilection pour la torture et le meurtre, poursuit-il. Quand les mafiosi tuent des mafiosi, c'est comme un four autonettoyant. Mais récemment, il a commencé à ordonner l'assassinat de membres de l'ordre social. À ce jour, on compte deux juges et quatre hauts magistrats, tous tués par des voitures piégées, ainsi qu'une journaliste d'investigation, abattue le mois dernier devant son appartement. Elle était enceinte au moment de sa mort. L'enfant n'a pas survécu.

Il s'arrête et lève son regard vers l'écran qui affiche l'image d'une femme étendue sur un trottoir dans une mare de sang.

— Bien entendu, il n'a pas été possible de relier directement Greco à l'un de ces crimes. La police a été soudoyée ou menacée, les témoins intimidés. Le code du silence – l'omertà – prévaut toujours. Cet homme est, pour ainsi dire, intouchable. Il y a un mois, j'ai envoyé un émissaire pour organiser une rencontre avec lui, car je pensais que nous devions trouver un terrain d'entente – ses activités dans cette partie de l'Europe sont devenues si excessives qu'elles commencent à menacer nos propres intérêts. La réponse de Greco a été sans appel. Le jour suivant, j'ai reçu un colis scellé. (L'image change sur l'écran.) Comme vous pouvez le voir, il contenait les yeux, les oreilles et la langue de mon associé. Le message était clair. Pas de rencontre possible, ni de discussion. Et encore moins d'arrangement.

Les hommes autour de la table observent le tableau macabre pendant un instant, avant de reporter leur attention sur l'orateur.

— Messieurs, je pense que nous devons prendre une décision définitive concernant Salvatore Greco. C'est une force dangereusement incontrôlable et hors de portée de la loi. Ses activités criminelles et les ravages sociaux qu'elles entraînent menacent la stabilité du secteur méditerranéen. Je propose qu'on le mette sur la touche, de manière permanente.

Se levant de sa chaise, l'intervenant se dirige vers une table de chevet et revient avec une boîte ancienne laquée. Il en sort un sac de velours noir et le vide sur la table devant lui, faisant apparaître vingt-quatre petits poissons en ivoire. Douze d'entre eux, sont vieillis, jaunis par le temps, les douze autres sont tachetés d'un rouge sang.

Chaque homme reçoit une paire contrastante de poissons, puis le sac en velours fait son chemin autour de la table dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Dès qu'il s'arrête devant quelqu'un, il se remplit d'une figurine en ivoire. Quand il a fait un cercle complet, il est transmis à l'homme qui a proposé le vote. Une fois de plus, le contenu du sac est déversé sur la surface peu brillante de la table. Douze poissons rouges. Une condamnation à mort unanime.

C'est le soir, quinze jours plus tard, et Villanelle est assise à une table à la terrasse du Jasmin, un club privé du XVI arrondissement de Paris. De l'est vient le murmure du trafic du boulevard Suchet, à l'ouest se trouve le bois de Boulogne et l'hippodrome d'Auteuil. Le jardin du club est entouré d'un treillis de jasmin fleuri dont le parfum imprègne l'air chaud. La plupart des autres tables sont occupées, mais les conversations sont silencieuses. La lumière décline, la nuit se prépare.

Villanelle prend une longue gorgée de sa vodka-Martini et observe discrètement les environs, remarquant tout particulièrement un couple à la table voisine. Les deux ont une vingtaine d'années: il est élégamment débraillé, elle est exquise et féline. Sont-ils frère et sœur? Collègues? Amants?

Certainement pas frère et sœur, se décide Villanelle. La tension entre eux – une certaine complicité – est tout sauf familiale. En revanche, ils sont très probablement riches. Le pull en soie, par exemple, avec cet or foncé assorti aux yeux de la fille, ce n'est pas une nouvelle pièce, mais c'est sans aucun doute du Chanel. Et ils boivent du champagne Taittinger, ce qui n'est pas donné au Jasmin.

Croisant les yeux de Villanelle, l'homme lève sa flûte d'un centimètre ou deux. Il murmure à l'oreille de sa compagne, qui la toise d'un air détaché et jaugeant.

— Désirez-vous vous joindre à nous? questionne-telle.

C'est autant un défi qu'une invitation. Villanelle la fixe en retour, sans cligner des yeux. Une brise trouble l'air parfumé.

— Il n'y a aucune obligation, ajoute l'homme, arborant un sourire ironique en contradiction avec le calme de son regard.

Villanelle se met debout et brandit son verre.

— J'adorerais me joindre à vous. J'attendais une amie, mais elle a dû avoir un contretemps.

— Dans ce cas ... (L'homme se lève à son tour.) Je m'appelle Olivier. Et voici Nica.

— Villanelle.

La conversation se déroule de manière assez conventionnelle. Olivier, apprend-elle, s'est récemment lancé dans une carrière de marchand d'art. Nica travaille comme actrice par intermittence. Ils ne sont pas apparentés et, en y regardant de plus près, ne donnent pas l'impression d'être amants. Malgré tout, il y a quelque chose de subtilement érotique dans leur complicité et dans la façon dont ils l'ont attirée dans leur orbite.

— Je suis opératrice au jour le jour, annonce Villanelle. Les devises, les futurs taux d'intérêt, tout ça.

Avec satisfaction, elle note la baisse d'intérêt immédiate dans leurs yeux. Elle peut, si nécessaire, discuter pendant des heures de ce métier, mais ils ne veulent pas savoir. À la place, Villanelle leur parle plutôt de l'appartement ensoleillé au premier étage où elle travaille à Versailles. Il n'existe pas mais elle peut l'imaginer, des volutes en fer du balcon jusqu'au tapis persan décoloré au sol. Sa couverture est bien ficelée à présent, et la tromperie lui procure, comme toujours, une bouffée de plaisir.

— Nous aimons beaucoup ton prénom, tes yeux, et tes cheveux, mais par-dessus tout, on adore tes chaussures, s'exclame Nica.

Villanelle rit et fléchit les pieds dans ses Louboutin en satin à lanières. Attirant l'attention d'Olivier, elle imite délibérément sa posture langoureuse. Elle imagine ses mains possessives se mouvoir avec expertise sur son corps. Il la verrait, devine-telle, comme un bel objet de collection. Il se croirait maître de la situation.

— Qu'est-ce que tu trouves drôle? l'interroge Nica, en inclinant la tête pour allumer une cigarette.

— Vous, rétorque Villanelle.

Qu'est-ce que cela ferait, de se perdre dans ce regard doré? De sentir cette bouche au goût de cigarette sur la sienne. Villanelle s'amuse à présent ; elle sait qu'Olivier et Nica la désirent tous les deux. Ils pensent se jouer d'elle, et c'est ce qu'elle les laissera croire. Ce sera plaisant de les manipuler, de voir jusqu'où ils iront.

— J'ai une suggestion, commence Olivier au moment même où le téléphone dans le sac de Villanelle se met à clignoter.

Un texto, un mot: DÉVIATION.

Elle se lève, le regard vide. Elle jette un coup d'œil à Nica et Olivier, mais dans son esprit ils n'existent déjà plus. Elle les quitte sans rien dire et, en moins d'une minute, elle est lancée sur sa Vespa en direction du nord.

Cela fait trois ans maintenant qu'elle a rencontré l'homme qui lui a envoyé ce message. L'homme qu'elle ne connaît, à ce jour, que sous le nom de Konstantin. À l'époque, sa situation était bien différente. Elle s'appelait Oxana Vorontsova et elle était officiellement inscrite en tant qu'étudiante en français et en linguistique à l'université de Perm, en Russie centrale. Six mois plus tard, elle devait passer ses examens. Il était cependant peu probable qu'elle puisse y assister un jour, étant retenue dans les montagnes de l'Oural depuis l'automne dernier. Et plus précisément dans le centre de détention provisoire pour femmes de Dobrianka. Accusée de meurtre.

Le trajet entre Le Jasmin et l'appartement de Villanelle près de la porte de Passy ne dure pas plus de cinq minutes. Le bâtiment, style années 1930, est grand, anonyme et calme, avec un garage souterrain bien sécurisé. Après avoir garé sa Vespa près de sa voiture, une Audi TT Roadster grise, Villanelle prend l'ascenseur jusqu'au sixième étage et monte le petit escalier qui mène à son appartement sur le toit. La porte d'entrée, bien qu'elle soit revêtue des mêmes panneaux que les autres portes de l'immeuble, est en acier renforcé et le système de verrouillage électronique est fabriqué sur mesure.

À l'intérieur, l'appartement est confortable et spacieux, peutêtre même un peu miteux. Il y a un an, Konstantin lui en remettait les clés et les titres de propriété. Villanelle n'a aucune idée de qui vivait là avant. Probablement une personne âgée, vu les équipements vieux de plusieurs décennies déjà présents quand elle a emménagé. Ne s'intéressant pas à décoration, elle a laissé l'appartement tel qu'on lui a donné, avec ses pièces décolorées dans les tons vert marin et bleu français et ses peintures postimpressionnistes quelconques.

Personne ne lui rend jamais visite ici – ses rencontres professionnelles ont lieu dans des cafés et des parcs, ses relations sexuelles se déroulent le plus souvent dans des hôtels –, mais si cela arrivait, l'appartement confirmerait sa couverture dans les moindres détails. Dans le bureau, son ordinateur haut de gamme, ultrafin et en acier inoxydable est protégé par un logiciel de sécurité qu'un hacker à moitié qualifié contournerait rapidement. Mais une analyse de son contenu ne révélerait guère plus que les comptes prospères d'un trader. Il n'y a même pas de logiciel de musique – la musique, pour Villanelle, est au mieux une irritation inutile, au pire un danger mortel. Dans le silence repose la sécurité.

Les conditions au centre de détention provisoire étaient indescriptibles. La nourriture était à peine comestible, les installations sanitaires inexistantes, et le vent glacial et engourdissant de la rivière Dobrianka s'immisçait dans chaque recoin de l'institution. La moindre infraction au règlement entraînait une période prolongée de shiza – ou isolement. Oxana était là depuis trois mois lorsqu'on lui a ordonné de sortir de sa cellule sans explication, de marcher jusqu'à la cour de la prison et de monter dans un véhicule toutterrain accidenté. Deux heures plus tard, au fin fond du kraï de Perm, le chauffeur s'était arrêté près d'un pont traversant la rivière Tchoussovaïa gelée et l'avait dirigée sans un mot vers une unité préfabriquée à côté de laquelle se trouvait une Mercedes noire. À l'intérieur de l'unité, il y avait juste assez de place pour une table, deux chaises et un chauffe-eau à la paraffine.

Un homme vêtu d'un lourd manteau gris était assis sur l'une des chaises et, pour commencer, il l'avait juste regardée. Il s'était imprégné de son uniforme de prison usé, de ses traits décharnés et de sa posture de défiance maussade.

— Oxana Borisovna Vorontsova, avait-il finit par dire, consultant un dossier sur la table. Vingt-trois ans et quatre mois. Accusée de triple homicide, avec de multiples circonstances aggravantes.

Elle avait attendu, fixant par la fenêtre un bout de forêt enneigé. L'homme avait l'air assez ordinaire, mais elle avait su en un coup d'œil que ce n'était pas quelqu'un qui pouvait être manipulé.

— Dans une quinzaine de jours, tu seras jugée, avait-il poursuivi, et tu seras reconnue coupable. Il n'y a pas d'autres issues envisageables et, en théorie, tu risques la condamnation à mort. Au mieux, tu pourrais passer les vingt prochaines années de ta vie dans une colonie pénitentiaire qui fera passer Dobrianka pour un village vacances.

Le regard d'Oxana resta vide. L'homme alluma une cigarette, d'une marque importée, et lui en offrit une. Avec cela, elle aurait pu obtenir une portion supplémentaire de nourriture pendant une semaine en prison, mais elle refusa en secouant la tête de manière à peine perceptible.

— Trois hommes retrouvés mort. L'un avec la gorge tranchée jusqu'à l'os et deux touchés par une balle en pleine tête. Ce n'est pas vraiment le comportement attendu d'une étudiante de dernière année en linguistique. À moins qu'elle se trouve être la fille d'un instructeur de combat rapproché du Spetsnaz. (Il tira sur sa cigarette.) Il avait une sacrée réputation, le sergent Boris Vorontsov. Mais ça ne l'a pas aidé quand il s'est brouillé avec les gangsters pour qui il travaillait au noir. Laissé pour mort dans la rue comme un chien, une balle dans le dos ... Ce n'est pas la fin idéale pour un vétéran décoré des guerres de Grozny et de Pervomaïskoïe ... Il sortit de sous la table une flasque et deux gobelets en carton. Il versa lentement, de sorte que l'odeur forte du thé infuse l'air froid. Il poussa une des tasses vers elle.

— Le Cercle des Frères. L'une des organisations criminelles les plus violentes et les plus impitoyables de Russie. (Il secoua la tête.) À quoi pensais-tu, exactement, quand tu as décidé d'exécuter trois de leurs membres?

Elle détourna le regard avec dédain.

— C'est une chance que la police t'ait trouvée avant les Frères, sinon je ne te parlerais pas aujourd'hui. (Il laissa tomber son mégot au sol et l'écrasa avec son pied.) Mais je dois admettre que c'était du bon boulot, efficace. Ton père t'a bien appris.

(Continues…)


Excerpted from "Killing Eve"
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