The Fairy Tales in Verse and Prose/Les contes en vers et en prose: A Dual-Language Book

The Fairy Tales in Verse and Prose/Les contes en vers et en prose: A Dual-Language Book

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Overview

Based on the folkloric tales told by the widowed author to his motherless brood, this collection of traditional stories first appeared under Charles Perrault's name in the 18th century. In the fine tradition of Aesop, the fables enlighten as well as entertain, imparting practical moral advice. This dual-language edition features accurate new English translations on the pages facing the original French, in addition to an informative introduction and annotations. It opens with a trio of tales in verse: "Grisélidis," the legend of a patient wife, derived from Boccaccio's Decameron; "Peau d'Ane" ("Donkey-Skin"), the story of a beauty in disguise; and a familiar farce known as "Les souhaits ridicules" ("The Ludicrous Wishes"). Well-known and much-loved prose tales follow: "Sleeping Beauty," "Little Red Riding Hood," "Puss in Boots," "Cinderella," and others. This is the most complete edition available in English, comprising the verse tales as well as those in prose, plus all the original prefaces, letters, introductions, morals, and more. Any student of French language or literature will welcome this comprehensive edition.

Product Details

ISBN-13: 9780486424767
Publisher: Dover Publications
Publication date: 01/16/2003
Series: Dover Dual Language French Series
Edition description: Bilingual
Pages: 256
Sales rank: 761,503
Product dimensions: 5.50(w) x 8.50(h) x (d)

About the Author

Stanley Appelbaum served for decades as Dover's Editor in Chief until his retirement in 1996. He continues to work as a selector, compiler, editor, and translator of literature in a remarkable range of languages that includes Spanish, Italian, French, German, and Russian.

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The Complete Fairy Tales in Verse and Prose L'intégrale des contes en vers et en prose

A Dual-Language Book


By CHARLES PERRAULT, STANLEY APPELBAUM

Dover Publications, Inc.

Copyright © 2002 Dover Publications, Inc.
All rights reserved.
ISBN: 978-0-486-11959-5



CHAPTER 1

    Grisélidis

    A Mademoiselle


    En vous offrant, jeune et sage beauté,
    Ce modèle de patience,
    Je ne me suis jamais flatté
    Que par vous de tout point il serait imité,
    C'en serait trop en conscience.

    Mais Paris où l'homme est poli,
    Où le beau sexe né pour plaire
    Trouve son bonheur accompli,
    De tous côtés est si rempli
    D'exemples du vice contraire,
    Qu'on ne peut en toute saison,
    Pour s'en garder ou s'en défaire,
    Avoir trop de contrepoison.

    Une dame aussi patiente
    Que celle dont ici je relève le prix,
    Serait partout une chose étonnante,
    Mais ce serait un prodige à Paris.

    Les femmes y sont souveraines,
    Tout s'y règle selon leurs vœux,
    Enfin c'est un climat heureux
    Qui n'est habité que de reines.
    Ainsi je vois que de toutes façons,

    Grisélidis y sera peu prisée,
    Et qu'elle y donnera matière de risée,
    Par ses trop antiques leçons.
    Ce n'est pas que la patience
    Ne soit une vertu des dames de Paris,
    Mais par un long usage elles ont la science
    De la faire exercer par leurs propres maris.



    Grisélidis: Nouvelle

    Au pied des célèbres montagnes
    Où le Pô s'échappant de dessous ses roseaux,
    Va dans le sein des prochaines campagnes
    Promener ses naissantes eaux,
    Vivait un jeune et vaillant prince,
    Les délices de sa province:
    Le Ciel, en le formant, sur lui tout à la fois
    Versa ce qu'il a de plus rare,
    Ce qu'entre ses amis d'ordinaire il sépare,
    Et qu'il ne donne qu'aux grands rois.

    Comblé de tous les dons et du corps et de l'âme,
    Il fut robuste, adroit, propre au métier de Mars,
    Et par l'instinct secret d'une divine flamme,
    Avec ardeur il aima les beaux-arts.
    Il aima les combats, il aima la victoire,
    Les grands projets, les actes valeureux,
    Et tout ce qui fait vivre un beau nom dans l'histoire;
    Mais son cœur tendre et généreux
    Fut encor plus sensible à la solide gloire
    De rendre ses peuples heureux.

    Ce tempérament héroïque
    Fut obscurci d'une sombre vapeur
    Qui, chagrine et mélancolique,
    Lui faisait voir dans le fond de son cœur
    Tout le beau sexe infidèle et trompeur:
    Dans la femme où brillait le plus rare mérite,
    Il voyait une âme hypocrite,
    Un esprit d'orgueil enivré,

    Un cruel ennemi qui sans cesse n'aspire
    Qu'à prendre un souverain empire

    Sur l'homme malheureux qui lui sera livré.
    Le fréquent usage du monde,
    Où l'on ne voit qu'époux subjugués ou trahis,
    Joint à l'air jaloux du pays,
    Accrut encor cette haine profonde.
    Il jura donc plus d'une fois
    Que quand même le Ciel pour lui plein de tendresse
    Formerait une autre Lucrèce,
    Jamais de l'hyménée il ne suivrait les lois.

    Ainsi, quand le matin, qu'il donnait aux affaires,
    Il avait réglé sagement
    Toutes les choses nécessaires
    Au bonheur du gouvernement,
    Que du faible orphelin, de la veuve oppressée,
    Il avait conservé les droits,
    Ou banni quelque impôt qu'une guerre forcée
    Avait introduit autrefois,
    L'autre moitié de la journée
    A la chasse était destinée,
    Où les sangliers et les ours,
    Malgré leur fureur et leurs armes
    Lui donnaient encor moins d'alarmes
    Que le sexe charmant qu'il évitait toujours.

    Cependant ses sujets que leur intérêt presse
    De s'assurer d'un successeur
    Qui les gouverne un jour avec même douceur,
    A leur donner un fils le conviaient sans cesse.

    Un jour dans le palais ils vinrent tous en corps
    Pour faire leurs derniers efforts;
    Un orateur d'une grave apparence,
    Et le meilleur qui fût alors,
    Dit tout ce qu'on peut dire en pareille occurrence.
    Il marqua leur désir pressant
    De voir sortir du prince une heureuse lignée
    Qui rendît à jamais leur État florissant;
    Il lui dit même en finissant
    Qu'il voyait un astre naissant
    ssu de son chaste hyménée
    Qui faisait pâlir le croissant.

    D'un ton plus simple et d'une voix moins forte,
    Le prince à ses sujets répondit de la sorte:
    "Le zèle ardent, dont je vois qu'en ce jour
    Vous me portez aux nœuds du mariage,
    Me fait plaisir, et m'est de votre amour
    Un agréable témoignage;
    J'en suis sensiblement touché,
    Et voudrais dès demain pouvoir vous satisfaire:
    Mais à mon sens l'hymen est une affaire
    Où plus l'homme est prudent, plus il est empêché.

    Observez bien toutes les jeunes filles;
    Tant qu'elles sont au sein de leurs familles,
    Ce n'est que vertu, que bonté,
    Que pudeur, que sincérité,
    Mais sitôt que le mariage
    Au déguisement a mis fin,
    Et qu'ayant fixé leur destin
    Il n'importe plus d'être sage,
    Elles quittent leur personnage,
    Non sans avoir beaucoup pâti,
    Et chacune dans son ménage
    Selon son gré prend son parti.

    L'une d'humeur chagrine, et que rien ne récrée,
    Devient une dévote outrée,
    Qui crie et gronde à tous moments;
    L'autre se façonne en coquette,
    Qui sans cesse écoute ou caquette,
    Et n'a jamais assez d'amants;
    Celle-ci des beaux-arts follement curieuse,
    De tout décide avec hauteur,
    Et critiquant le plus habile auteur,
    Prend le forme de précieuse;
    Cette autre s'érige en joueuse,
    perd tout, argent, bijoux, bagues, meubles de prix,
    Et même jusqu'à ses habits.
    Dans la diversité des routes qu'elles tiennent,
    Il n'est qu'une chose où je voi
    Qu'enfin toutes elles conviennent,
    C'est de vouloir donner la loi.
    Or je suis convaincu que dans le mariage
    On ne peut jamais vivre heureux,
    Quand on y commande tous deux;
    Si donc vous souhaitez qu'à l'hymen je m'engage,
    Cherchez une jeune beauté
    Sans orgueil et sans vanité,
    D'une obéissance achevée,
    D'une patience éprouvée,
    Et qui n'ait point de volonté,
    Je la prendrai quand vous l'aurez trouvée."

    Le prince ayant mis fin à ce discours moral,
    Monte brusquement à cheval,
    Et court joindre à perte d'haleine
    Sa meute qui l'attend au milieu de la plaine.

    Après avoir passé des prés et des guérets,
    Il trouve ses chasseurs couchés sur l'herbe verte;
    Tous se lèvent et tous alerte,
    Font trembler de leurs cors les hôtes des forêts.
    Des chiens courants l'aboyante famille,
    Deçà, delà, parmi le chaume brille,
    Et les limiers à l'œil ardent
    Qui du fort de la bête à leur poste reviennent,
    Entraînent en les regardant
    Les forts valets qui les retiennent.

    S'étant instruit par un des siens
    Si tout est prêt, si l'on est sur la trace,
    Il ordonne aussitôt qu'on commence la chasse,
    Et fait donner le cerf aux chiens.
    Le son des cors qui retentissent,
    Le bruit des chevaux qui hennissent
    Et des chiens animés les pénétrants abois,
    Remplissent la forêt de tumulte et de trouble,
    Et pendant que l'écho sans cesse les redouble,
    S'enfoncent avec eux dans les plus creux du bois.

    Le prince, par hasard ou par sa destinée,
    Prit une route détournée
    Où nul des chasseurs ne le suit;
    Plus il court, plus il s'en sépare:
    Enfin à tel point s'égare
    Que des chiens et des cors il n'entend plus le bruit.


    Griselidis

    To Mademoiselle


    In offering to you, young and well-mannered beauty,
    this model of patience,
    I never deluded myself into thinking
    that you would imitate it in every detail:
    that would really be too much.

    But Paris, where people are polished,
    where the fair sex, born to please,
    find their happiness perfected,
    is so full everywhere
    of examples of the opposite vice
    that, at all times, one cannot,
    to prevent it or get rid of it,
    have too much antidote.

    A lady as patient
    as the one whose praises I here sing
    would be amazing anywhere,
    but in Paris she'd be a miracle of nature.

    Here the women rule,
    here everything is governed by their wishes;
    in short, it's a fortunate region
    inhabited by queens alone.
    Thus I see that, in every way,
    Griselidis will be little appreciated here,
    and that she will provide laughing matter
    with her outmoded lessons.

    It is not that patience
    is not a virtue for Parisian ladies,
    but through long experience they have learned
    how to make their husbands practice it.



    Griselidis: A Novella

    At the foot of the famous mountains
    where the Po, escaping from beneath its reeds,
    proceeds to pour its springing waters
    into the bosom of the nearby countryside,
    there lived a young, valiant prince,
    the delight of his province:
    Heaven, in shaping him, poured all its rarest gifts
    upon him at once,
    gifts it usually parcels out among its friends
    and gives only to great kings.

    Endowed with every favor of body and soul,
    he was robust, skillful, suited to the trade of Mars,
    and by the hidden inspiration of a divine flame
    he passionately loved the fine arts.
    He loved combat, he loved victory,
    grand projects, valorous deeds,
    and all that makes a fair name live through history;
    but his tender, noble heart
    was even more open to the solid glory
    of making his subjects happy.

    This heroic temperament
    was darkened by a gloomy vapor
    which, moody and melancholy,
    made him, at the bottom of his heart, view
    the entire fair sex as being faithless and deceitful:
    in the woman in whom the rarest merit shone
    he saw a hypocritical soul,
    a mind drunk with pride,
    a cruel enemy with one unceasing desire:
    to take complete control
    over any unfortunate man who fell into her hands.
    The customary way of the world,
    where we see nothing but henpecked or cheated husbands,
    when combined with the jealousy prevalent in that country,
    increased that deep-seated hatred even more.
    Thus, he swore more than once
    that, even if Heaven, full of tenderness for him,
    were to create a new Lucrece,
    he would never submit to the laws of marriage.

    Thus, when in the morning, which he regularly devoted to business,
    he had made wise arrangements
    for all things necessary
    to the happiness of the realm,
    after he had protected the rights of the weak orphan
    and the oppressed widow,
    or revoked some tax which an unavoidable war
    had introduced in the past,
    the second half of his day
    was dedicated to the hunt,
    in which boars and bears,
    despite their rage and their natural weapons,
    were even less frightening to him
    than the charming sex, which he always avoided.

    Nevertheless, his subjects, goaded by their interest
    in being assured of a successor
    who would rule them with the same light hand one day,
    never stopped urging him to give them a son.

    One day they came to the palace in a group
    to make one last attempt;
    an orator of grave appearance,
    the best there was at the time,
    said all that can be said on such an occasion.
    He emphasized their urgent desire
    to see the prince give rise to a fortunate lineage
    that would make their state forever prosperous;
    he even told him, in conclusion,
    that he saw a star rising,
    as the issue of his chaste marriage,
    which would make the Crescent turn pale.

    In a simpler tone and a quieter voice,
    the prince replied to his subjects as follows:

    "The ardent zeal with which I see you today
    leading me into the bonds of marriage,
    gives me pleasure, and is a welcome testimony
    of your love to me;
    I am sincerely touched by it;
    and I would like to be able to satisfy you as early as tomorrow:
    but, as I see it, marriage is a matter
    in which, the more prudent a man is, the more awkward his situation is.

    Take a good look at all young women:
    while they are still in the bosom of their families,
    they are all virtue, all kindness,
    all modesty, all sincerity,
    but as soon as marriage
    has put an end to that masquerade,
    and, now that their fate has been settled,
    it is no longer necessary to be well-behaved,
    they drop their mask,
    not without having suffered greatly,
    and each woman in her household
    makes her decisions just as she wishes.

    One, of a gloomy temperament, whom nothing amuses,
    becomes a religious fanatic,
    shouting and scolding all the time;
    another becomes a flirt
    who does nothing but listen or chatter,
    and never has enough male admirers;
    another, madly smitten with the fine arts,
    makes haughty judgments on all matters
    and, critical of the most skillful author,
    becomes an affected patron of "culture";
    another turns out to be a gambler
    and loses everything, money, jewelry, valuables, expensive furnishings,
    and even her clothes.

    In the variety of paths they take
    there is only one point on which I see
    them all agreeing:
    their desire to rule the roost.
    Now, I am convinced that in a marriage
    it is impossible ever to lead a happy life
    when both partners give the orders;
    therefore, if you want me to enter matrimony,
    seek out a young beauty
    free of pride and vanity,
    one of total obedience
    and tested patience,
    and with no will of her own,
    and I'll marry her as soon as you find her."

    Having finished that moral speech, the prince
    mounted his horse without delay
    and breathlessly rode out to catch up with
    his pack of hounds awaiting him in mid-plain.

    After passing meadows and fields,
    he found his huntsmen lying on the green grass;
    they all got up and all, bestirring themselves,
    made the forest-dwellers tremble at the sound of their horns.
    The barking family of running dogs
    flashed to and fro amid the grass,
    and the eager-eyed sleuth-hounds,
    returning to their post from the beast's lair,
    by their looks urged on
    the strong keepers who held them back.

    Being informed by one of his men
    that all was ready and they had picked up a scent,
    he immediately ordered the hunt to begin,
    and loosed the dogs upon the stag.
    The sound of the echoing horns,
    the noise of the neighing horses,
    and the ear-piercing barks of the lively hounds
    filled the forest with tumult and chaos,
    and while the echoes constantly repeated them,
    the sounds penetrated the densest parts of the forest along with
    those who produced them.
    Whether by chance or by fate, the prince
    took a bypath
    on which none of the huntsmen followed him;
    the farther he went, the more he became separated from them;
    finally he was so lost
    that he no longer heard the sound of the hounds and horns.


(Continues...)

Excerpted from The Complete Fairy Tales in Verse and Prose L'intégrale des contes en vers et en prose by CHARLES PERRAULT, STANLEY APPELBAUM. Copyright © 2002 Dover Publications, Inc.. Excerpted by permission of Dover Publications, Inc..
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Table of Contents

Introduction
Contes en vers / Verse Tales
Préface / Preface
Grisélidis / Griselidis
A Mademoiselle / To Mademoiselle
Grisélidis: Nouvelle / Griselidis: A Novella
"A Monsieur en lui envoyant Grisélidis / To Monsieur, with a Copy of "Griselidis" "
Peau d'Ane / Donkey-Skin
A Madame la marquise de L / To the Marquise de L
Peau d'Ane / Donkey-Skin
Les souhaits ridicules / The Ludicrous Wishes
A Mademoiselle de la C / To Mademoiselle de la C
Les souhaits ridicules / The Ludicrous Wishes
Histoires ou Contes de temps passé / Stories or Tales of Olden Days [Prose Tales]
A Mademoiselle / To Mademoiselle
La belle au bois dormant / The Beauty in the Sleeping Forest [Sleeping Beauty]
Le Petit Chaperon Rouge / Little Red Hood [Little Red Riding Hood]
La Barbe-Bleue / Bluebeard
"Le Maître Chat ou Le Chat Botté / The Capable Cat; or, Puss in Boots"
Les fées / The Fairies
"Cendrillon ou La petite pantoufle de verre / Cinderella; or, The Little Glass Slipper"
Riquet à la Houppe / Riquet-with-the-Tuft
Le Petit Poucet / Little Thumbling [Tom Thumb]
"Annexe: "Peau d'Ane" en prose / Appendix: Prose Version of "Donkey-Skin"
"Peau d'Ane" en prose (1781) / "Donkey-Skin" in Prose (1781)"

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